Paroles de combattants morts au combat.
Le cavalier AZEMA affecté au 37° groupe de Reconnaissance mort à Champien. AZEMA ne sachant pas que son commandant est mort, crie avant de s’éteindre : « - Laissez moi donc ! Occupez vous du lieutenant ! »
Le soldat DUPAS du 5° d’Infanterie se bat sur la rive sud de l’Aisne est frappé mortellement mais il s’écrie avant : » - Ne vous en faites pas pour moi……. Continuez à combattre, l’ennemi ne doit pas passer. »
Le cavalier MOINE du 18° Chasseurs à Cheval. A moto, il traverse le pont de VILLERS devant ORVAL, il saute avec ce pont. Il rend l’âme en chantant : " -Mourir pour la patrie, c’est le sort le plus beau… »
Le ss Lieutenant de réserve CRAMAIL, affecté au 24° bataillon de chars tombe le visage ensanglanté, le bras droit brisé ordonne à son mécanicien PETIT : « - va t’en , laisse moi, j’ai mon compte…. »
Le ss lieutenant de réserve Jacques ROMIEU, secrétaire d’ambassade, affecté au 27° Chasseur Alpins sur sa demande. A Soupir, cerné par l’ennemi, il a la poitrine perforée par les balles et le dos déchiré par un obus, il succombe. Il avait confié un testament quelques heures plus tôt, il y avait écrit : « Qu’on ne me pleur pas, le jour ou il me sera donné de mourir à la tête de ma compagnie, sera la jour le plus beau de ma vie. »
Le ss lieutenant de RIBEROLLES affecté au 8° bataillon de Chars de combat avec le sergent MERITET et le caporal Vincent DAVID sont assaillis près de Bohain par des fantassins allemands. Le ss Lieutenant de RIBEROLLES crue : « -ouvrez le feu. »
Les deux hommes sont blessés, et le ss lieutenant tire des rafales et s’écroule mortellement touché, il dit : « - Je suis content de vous deux. Vous trouverez dans mon portefeuille l’adresse de mon père. Écrivez-lui que je suis mort en faisant mon devoir. »
Le ss lieutenant MIERMONT fraîchement sorti de St Cyr, plus jeune officier du 4° Zouaves à commander volontairement la retraite de son bataillon à Gal lardon. Mortellement blessé il soupir : « - Maman ! Vive la France »
Le Lieutenant de TURCKHEIM affecté au 28° d’Artillerie Divisionnaire à Châteauneuf sur Loire, ordonne le tir à vue. En manque de munition, encerclé, il bondit sur son cheval et s’écrie : « - un de TURCKHEIM ne se rend pas ». Il tombe sous les balles ennemies.
Le lieutenant NAUD, affecté au 12° Dragon Portés se trouve encerclé à Moncontour. Avec le cavalier GIBERT ils résistent. Un commandant allemand détache un ss officier et leurs demandent de se rendre : » Réponds, dit-il à celui qui t’envoie que je continuerai à tirer tant que j’aurai des munitions. Un char alors, s’avance et les abat tous les deux.
Le capitaine BASTIANI, des Sapeurs Pompiers de Paris, a force d’insistance à obtenue un commandement qui a pour mission de défendre les ponts de l’Allier. Avec une centaine d’isolés, convaincus par lui, il déclare : « - Je ne reculerai pas d’une semelle, ou je mourrai pour ma Patrie. » Ils font sauter un pont. Débordé par une colonne blindée, il continue à faire feu. Le chasseur Alpin MONESTIER du 11° Bataillon de Chasseurs Alpins perché sur son arbre abat à lui seul 18 soldats. Durant 3 heures ils retiennent la colonne puis tenant sa parole la capitaine BASTIANI tombe.
Le capitaine Gilbert BONHOMME du 250° d’Infanterie est bloqué dans le village de Saint martin, près de Villé. Refusant de se rendre, ses hommes ne voulant pas prendre la liberté donné par la capitaine, il balaie la route de Breilenbach avec une mitrailleuse. Une balle l’atteint en pleine tête. Sur son carnet, il a noté : » - aujourd’hui, je tombe pour ma patrie. »
Le Général Courson de la Villeneuve, commandant la place de Luneville attend la dernière minute pour se replier. A Arc les Gray, ils sont rejoints par les ennemis. Il est blessé au visage. Ils entrent dans une maison pour se laver et il dit calmement : « -Messieurs, voici les Allemands……
Un soldat feldgrau surgit et crie : Kamerad, ? Et le Général répond : « - non ! »
Les bras croisés devant le canon du fusil, il tombe.
Le Général BERNIQUET commandant la 2° division Légère de Cavalerie arpente la pièce ou est installé le PC à Saint Valéry en Caux. Une rafale de mitrailleuse perfore la fenêtre et le transperce. Alors qu’il continue à dicter ses ordres.
Le Général DESLAURENS, commandant la 60° Division dans une île de Sud-Bévéland, à l’embouchure de l’estuaire de l’Escaut se trouvent cernés par l’ennemi. La panique s’empare des troupes. Il est trop tard et le Général fait embarquer tout le monde à bord de bateaux chasseurs. Le Général prend alors un fusil et se met au bord d’un fossé et tire coup après coup jusqu’à la mort.