La PAIX n a pas pu être sauvée

 
 
   
La paix n’a pu être sauvée…. La France mobilise.
 
Monsieur DALADIER, président du Conseil, déclare le 3 septembre, à la radio :
« -Je salue avec émotion et avec tendresse nos jeunes soldats qui vont accomplir le devoir sacré que nous avons-nous même accompli…… »
Le long de la frontière Belge, nos soldats creusent les premières tranchées tandis que sur les routes passe un flot ininterrompu de cavalerie, de camions réquisitionnés par l’armée et l’artillerie. En même temps les effectifs occupant la ligne Maginot sont renforcés.
Monsieur CHAMBERLAIN, le 3 septembre à 11 heures15 parle à l’Angleterre.
« -Ce matin l’ambassade de Grande-Bretagne a remis au gouvernement allemand une note officielle déclarant que si à 11 heure, elle n’avait pas reçu l’assurance que les troupes allemandes seraient retirées de Pologne, l’Angleterre se trouverait en état de guerre avec l’Allemagne. Aucune déclaration n’est parvenue. Notre pays est donc actuellement en état de guerre avec l’Allemagne.
La France est nous, en vertu de nos obligations, allons nous porter à l’aide de la Pologne qui résiste d’une façon si héroïque à l’attaque honteuse et non provoquée dont un peuple est victime……
Avec le même succès Lord Halifax faisait une déclaration analogue à la chambre des Lords.
La R.A.F. a répandu a profusion sur l’Allemagne une message de Mr Chamberlain au peuple allemand.
Le 3 septembre à 9 heures l’ambassadeur de Grande-Bretagne informait le gouvernement allemand que si les ordres n’étaient pas donnés pour la suspension des hostilités et le retrait des troupes allemandes en Pologne, avant 11 heures du matin, l’état de guerre serait déclaré entre la Grande-Bretagne et l’Allemagne. Quelques minutes avant l’expirations de ce délais, l’ambassadeur de France avait fait une démarche analogue.
Aucune réponse n’étant parvenue à Londres, M Chamberlain adressait aux peuples britanniques une déclaration faisant connaître la décision du gouvernement.
Au parlement Français, Mr DALADIER a dit : « - Notre devoir est d’en finir maintenant avec les entreprises de l’agression et de la violence, par les règlements pacifiques, si nous le pouvons encore, par l’usage de notre force si tout sens moral, si toute lueur de raison a disparu chez les agresseurs. »
Dans une allocution radiodiffusée le président du Conseil Français, Mr DALADIER dit : « - La responsabilité du sang retombe entièrement sur le gouvernement hitlérien. Le sort de la paix était entre les mains d’Hitler. Il a voulu la guerre. L’Allemagne nous a opposé un refus. Elle veut dons la destruction de la Pologne afin d’assurer avec rapidité sa domination sur l’Europe et asservir la France. Nous faisons la guerre parce qu’on nous l’a imposée. En nous dressant, Français, contre la plus effroyable des tyrannies, en faisant honneur à notre parole, nous luttons pour notre terre, nos foyers et nos libertés. »
Dès le 4 septembre, les hostilités ont commencé sur mer ;
Au large des Hébrides le paquebot Anglais ATHENIA est torpillé.
Le lendemain l’AJAX coule le cargo allemand OLINDA.
Les troupes allemandes sont devant Tarnow. Plus au nord les troupes Polonaises défendent Lodz avec acharnement. Les forces allemandes marchent sur Warsovie.
Le communiqué français du 10 annonce une offensive dans la région de Sierk. Action purement locale.
Le 12, les divisions Polonaises qui battaient en retraite dans la grande boucle de la Vistule ont brusquement attaqué, en direction de l’est. Les forces ennemies marchent sur Varsovie. La bataille se prolonge aux environs de Lomza.
Le 14 septembre, le front français fait une avance de 1500 mètres au nord de la ligne Sarreguemine-Bitche en direction de la ligne Siegfried
Le 15 septembre, il est impossible de définir la position de la Pologne.
Le communiqué français annonce que la veille, les troupes françaises ont repris au nord-est de Sierk, une position conquise par les allemands le 9, sans que le communiqué n’est mentionné sa perte !.
Varsovie capitule le 30 septembre après avoir épuisé ses vivres et ses armes. Un nouveau gouvernement polonais est constitué à l’ambassade de Pologne à Paris : Mr Raczkiewiscz est désigné comme président de la République. Le général Sikorski commandera les armées Polonaises constituées en France.
L’état major allemand signale que les pertes de la campagne Polonaises d’élèvent à 15.000 tués ce qui donner une proportion probable de 100.000 hommes hors de combat en parties récupérables. L’armée allemande est intacte.
 
 
 
 
 
 

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